Nouvel épisode de mon cours avec Un autre atelier consacré cette fois au développement de l’expressivité. Encore un exercice exigeant, qui m’a demandé beaucoup de temps et de réflexion, malgré sa dimension très pédagogique. J’y ai aussi fait une découverte marquante : l’œuvre de Käthe Kollwitz, dont la force expressive me bouleverse. Conquise, j’aimerais parvenir à un jour à une intensité semblable. Les enseignants nous ont d’ailleurs préparé des exercices inspirés des sublimes photographies de la Grande Dépression des années 1930, signées Dorothea Lange.
Cette fois, après plusieurs heures d’analyse et d’esquisses, j’ai réalisé un dessin qui témoigne d’un certain lâcher-prise dans mon geste. Mission accomplie, je l’espère, car c’est sans doute l’œuvre la plus « expressive » que j’aie jamais dessinée. C’est en travaillant sur l’étude de composition que le fusain s’est imposé de lui-même : il me permettait de rendre palpable la crasse et la misère que je voulais évoquer.
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| D'après Dorothea Lange, Poor mother and children, Oklahoma, 1936. Encre de Chine et fusain sur papier Fabriano 120gm2 |

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