23 novembre 2025

Paysage de campagne, Vanosta, Québec

Au nord de Gatineau, on trouve de beaux paysages qui mélangent le bouclier et des vallées de rivières aux accents ruraux. Nous avons pris la route samedi dernier pour voir la foire de Noël de la ferme Peabody à Venosta, à une heure de chez nous. Charmant coin et le marché vaut le détour. 

Ici la grange, d'après photo, un peu à l'écart de la foule de consommateurs venus acheter viandes et autres produits de plusieurs fermiers des alentours, alcool (vin Les Collines à Luskville), produits pour le corps (savons, crèmes) et vêtements de laine de toute sorte. 

Grange de la ferme Peabody à Venosta; Peabody Farm barn in Venosta Quebec
Grange sur papier Arches torchon (185 g/m2). Le sentier à gauche a été ajouté ainsi que les deux arbres derrières l'édifice.

J'avais pris soin de faire un croquis rapide pour les proportions et les valeurs. Cette approche améliore grandement l'oeuvre finale.

Poissonier, marché à Shkodër, Albanie

D'après photo, un vendeur de poissons dans un marché de Shkodër, non loin de notre maison d'hôte. D'après une photo prise en avril 2025. Croquis à l'encre et à l'aquarelle sur papier Clairefontaine, CP Fontaine (300 g/m2). Finalement, ce papier 100% coton n'est pas mal. Il y a un côté vergé et un côté moins texturé qui marche bien.

Poissonnier dans un marché à Shkodër, Albanie; Fishmonger in a Shkodër market, Albanis


17 novembre 2025

Promenade estivale

Marche matinale sur la piste cyclable tout près de chez nous d'après une photo prise à l'été 2025. 

J'ai d'abord réalisé une maquette au graphite. Après un contour plus ou moins détaillé au graphite sur le papier, j'ai fait un premier jet de cette œuvre sans l'ajout d'encre. J'ai procédé ensuite par couches successives, comme il se doit (2ème croquis). Après réflexion, j'ai décidé de mettre des lignes à l'encre noire, sans en mettre trop.  En effet, j'ai bien pris soin de n'encrer que les textures et accentuer l'avant-plan, plutôt que d'ajouter un contour partoutJ'aime l'esthétique de la ligne, et bien que j'ai souvent essayé de l'éliminer, j'y reviens toujours. L'appliquer est néanmoins un art du dosage que j'apprends à maitriser. 

J'ai eu un peu de difficulté à fabriquer des noirs et j'ai fait plusieurs essais. Quelque chose que je devrais maitriser davantage. 

 Marche matinale sur la piste cyclable du parc de la Gatineau; Gatineau Park cycling path morning walk
Version finale. Encre et aquarelle sur papier Bockingford 300gm2

Version avant l'encrage

Maquette au graphite


13 novembre 2025

Une ruelle à Shkodër, Albanie

Souvenir de notre séjour dans cette ville du nord ouest de l'Albanie en avril 2025, deux femmes aperçues vendant leur maigre récolte d'avril - des oignons verts. Même si le soleil brillait, il faisait encore frais.

Une ruelle à Shkodër, Albanie; alleyway in Shkodër, Albania
Encre, aquarelle et gellyroll sur papier Fabriano artistico 300gm2 grain fin




11 novembre 2025

Autoportrait 4 et autre portrait

J'ai passé plusieurs jours à m'esquinter les neurones sur la question du portrait en dessin, un thème abordé lors d'un workshop avec Un autre atelier. Même en convoquant les outils de la construction tel qu'enseignés par les professeurs Charlotte et Laurent, faire ressemblant est un objectif encore hors de portée pour moi. Il va sans dire que si je passe environ 30 minutes à la construction et 3 heurs, voire 3 jours, à "faire ressemblant", mon dessin sera inéluctablement mauvais, sans vie. Penser hors du cadre amène à approcher, par exemple, un portrait sous un autre angle et cela peut donner des résultats étonnants. 

J'ai appris que plusieurs peintres, dessinateurs ou artiste, tel que Egon Schiele que j'adore ou Giacometti n'y parviennent pas ou bien évitent de faire de la ressemblance un idéal. Alternativement, travailler sur le geste, la composition, ou à partir de l'émotion que dégage une scène ou un visage, peut être davantage fécond. C'est l'expressivité. Cela dit, j'ai toujours un conflit existentiel entre "dessiner comme il faut" et m'exprimer. Qui suis-je? Évidemment, le workshop a eu l'effet d'une percée.

D'abord, quelques esquisses d'autoportraits (plus bas). Je ne sais pas comment mes recherches ont débouché sur un semblant de Félix Vallotton, en ce qui concerne le premier dessin, mais après m'être escrimée des heures à reproduire sans succès une ressemblance, après une nuit à essayer de débloquer et un après-midi au musée, je me suis rassise en face d'une esquisse et "pouf"... Ce n'est pas parfait, mais je me suis arrêtée là. 

Ensuite portrait de Lorraine à partir d'une photo de voyage, à Rome (ici, le Tibre et le Ponte Umberto I). Encore ici pas d'intention et les choses se sont mises en place au fur et à mesure.

Autoportrait au château de Grachenburg à Konigswinter
D'après photo prise au château de Grachenburg à Konigswinter, Allemagne. Encre sur papier Fabriano 120gm2


Portrait à Rome, près du ponte Umberto I
D'après photo pris à Rome. Encre et crayon aquarelle sur papier Fabriano 120gm2 (il prend mal le liquide)

Esquisses d'autoportraits; selfportraits sketches
D'après photos. Esquisses au graphite

Maquettes se concentrant sur le placement du sujet. Tracé au graphite et à l'aquarelle







07 novembre 2025

Pencher sur sa compostion

Lorraine compose une mélodie pour une pièce de ukulélé. Esquisse au graphite et ajout de couleur au crayon aquarelle.

Encre et aquarelle dans un carnet Talens Art Creation 140gm2

Esquisse au graphite

03 novembre 2025

Lâcher prise avec Kollwitz et Lange

Nouvel épisode de mon cours avec Un autre atelier consacré cette fois au développement de l’expressivité. Encore un exercice exigeant, qui m’a demandé beaucoup de temps et de réflexion, malgré sa dimension très pédagogique. J’y ai aussi fait une découverte marquante : l’œuvre de Käthe Kollwitz, dont la force expressive me bouleverse. Conquise, j’aimerais parvenir à un jour à une intensité semblable. Les enseignants nous ont d’ailleurs préparé des exercices inspirés des sublimes photographies de la Grande Dépression des années 1930, signées Dorothea Lange

Cette fois, après plusieurs heures d’analyse et d’esquisses, j’ai réalisé un dessin qui témoigne d’un certain lâcher-prise dans mon geste. Mission accomplie, je l’espère, car c’est sans doute l’œuvre la plus « expressive » que j’aie jamais dessinée. C’est en travaillant sur l’étude de composition que le fusain s’est imposé de lui-même : il me permettait de rendre palpable la crasse et la misère que je voulais évoquer.

Based on Dorothea Langae, Poor mother and children, Oklahoma, 1936. Ink and charcoal
D'après Dorothea Lange, Poor mother and children, Oklahoma, 1936. Encre de Chine et fusain sur papier Fabriano 120gm2

02 novembre 2025

Aborder l'expressivité avec Corot

Je travaille depuis quelques jours sur des exercices particulièrement exigeants avec Un autre atelierIl s’agit de s’inspirer de gravures de Jean-Baptiste Corottout en puisant dans les paysages du peintre néerlandais Jacob van RuysdaëlL’objectif est de développer une approche moins fidèle à l’observation, en laissant davantage de place à l’émotion et à l’expression personnelle. Le geste est ici convoqué pour en dégager structure, contraste et mouvement, tout en simplifiant. 

Mes premières tentatives portaient sur une autre toile, Le moulin à vent. Je ne sais pas si c'est le paysage ou ma difficulté à m'approprier le sujet, mais je ne suis pas arrivée à un résultat convainquant après trois essais en utilisant des médium différents Celui-ci me plaît par contre. 

D'après Jacob van Ruysdaël, Voilier au large. Encre de Chine brune sur papier Fabriano 120gm2
D'après Jacob van Ruysdaël, Voilier au large. Encre de Chine brune sur papier Fabriano 120gm2