13 décembre 2015

Musique en ligne: Une révolution dans nos oreilles!

Je suis une mélomane, une adepte de musique en tout genre. La musique fait partie de mon existence depuis très très longtemps. Je me souviens de mes premières émotions en écoutant le Concerto pour harpe et orchestre en ut majeur de François-Adrien Boieldieu sur DG quand j'étais toute petite ou la sonate no 14, Clair de lune de Beethoven par Emil Gilels... Et quand j'ai découvert la musique grecque interprétée en grec par Nana Mouskouri, un autre monde culturel s'ouvrait à moi. Cinquante ans plus tard, j'écoute quotidiennement de la musique et mes neurones auditives ont été caressées par d'innombrables sonorités. Je n'aime pas tout; certains genres musicaux me touchent et d'autres m'irritent. Bref, je suis toujours à la recherche de nouveaux sons ou de nouvelles manières d'interpréter ce que je crois connaître et apprécier.

Dans les années 80,  je suis passée du vinyle au disque compact; par la suite, parallèlement à l'achat de DC, j'ai téléchargé beaucoup de musique. Les fichiers à télécharger coûtent moins chers, peuvent être transportés (dans l'auto, p. ex.),  certes mais la qualité n'y est pas toujours. L'achat de fichiers de qualité "CD" ou flac, ou SACD 24 bits s'est avérée toute aussi onéreux. En fin de compte, ces dernières années, ma bibliothèque musicale était devenue un véritable fouillis: en plus de mes disques compacts, je possédais une collection de musique dématérialisée, en plusieurs formats, éparpillée dans divers appareils électroniques. Et puis, j'ai découvert l'an dernier le catalogue de musique personalisé "streaming" en ligne. S'ouvrait à moi un monde inexploré de nouveaux compositeurs et interprètes inconnus de moi mais aussi la possibilité de mettre de l'ordre dans ma collection. Comment m'y retrouver dans le monde de la musique en ligne?  Cela en valait-il la peine? Fallait-il mettre ma  chaîne stéréophonique à niveau?

Avant d'investir dans de nouveaux appareils stéréophoniques me permettant de consolider ma musique, je me suis demandée ce qui était le plus rationnel, compte tenu de mes habitudes, de mon budget et de mes exigences. Dans le passé,  j'avais utilisé plusieurs site de type "radio", tels que: Pandora (inaccessible au Canada depuis 2005), Lastfm, 8tracks, Radio Classique. Puis, l'an dernier j'ai testé Deezer, Spotify et Tidal.  En gros, un consommateur comme moi a le choix entre la quantité (entre 4 et 75 millions  de chansons), la qualité sonore (qualité mp3 ou disque compact (flac), ce qui influence la taille des fichiers ), le  prix de l'abonnement (certains sont gratos), ceux offrant une programmation pré-sélectionnée de type "radio" ou au choix de l'utilisateur dit "on-demand", la facilité d'utilisation (sur le téléphone), etc. Un court article récent du Monde en évalue quelque uns.

La possibilité d'avoir accès à un catalogue gigantesque de musique classique était pour moi l'attrait principal pour ces nouvelles sources musicales. Par exemple, l'an dernier, j'ai testé pas moins de 25 versions du Domine Deus  de la Messe en si mineur de JS Bach, rien que pour voir et j'ai été époustouflée par la variété des interprétations de ce duo magnifique. En ce qui me concerne, la qualité ne devait pas être compromise par l'illusion de l'offre, que je considère pour le moins surréaliste. En outre, environ 75% de ma musique est disponible sur les sites "on-demand" alors qu'est-ce qui pourrait me pousser à numériser mes DC? J'ai donc décidé d'investir dans un appareil de musique en continu en ligne et dans un abonnement de musique en ligne,  plutôt que dans un disque dur externe pour entreposer des documents audio en format numérique  ou dans un module qui fait les deux branché sur le wifi domestique. La question du matériel pourra faire l'objet d'un autre article.

Tout cela semble trop beau pour être vrai - et c'est presque vrai. J'ai un abonnement à Spotify et je compte passer à Tidal -- à cause de la qualité su rendu sonore supérieur et, sur ma chaîne, ça s'entend -- à défaut de Qobuz qui est non seulement pas encore disponible  au Canada mais qui est sur le point de faire faillite.  En effet, le choix d'un service de musique en continu implique des compromis, surtout si vous ne payez pas pour tous les services disponibles. Il y a plus, ce ne sont pas toutes les maisons de production qui choisissent de mettre l'ensemble ou même une partie de leur catalogue  à la disposition des abonnés d'un service. C'est le cas des plus petites maisons indépendantes. Par exemple, quelle ne fût pas ma déception quand j'ai découvert que Gimell, Hyperion et ECM n'étaient pas sur Spotify! Voici un excellent article de la revue britannique Gramophone qui fait le point sur ce monde encore largement en mouvance et qui explique comment l’industrie réagit à la musique dématérialisée et la venue de nouveaux joueurs.

Donc, pour l'instant, je profite du vaste catalogue disponible sur mes serveurs de musique en ligne payants et j'achète des DC des étiquettes non accessibles en ligne. La posture de l'audiophile n'a jamais été aussi avantageuse, à mon avis. Il y avait une époque où, hormis la radio ou les spectacles,  il fallait aller à la bibliothèque pour découvrir de nouveaux sons. Qui s'en plaindrait?!


01 septembre 2015

D'autres croquis lointains, un désir avorté

Après 1991, si je me base sur les traces laissées dans mon seul carnet à dessin (voir le poste précédent), il s'écoule près d'un quart de siècle avant d'y trouver une autre ligne au graphite. Deux croquis datant de 2015 y sont conservés; un premier datant de  13 juin 2015 et un autre du 1er septembre de la même année. Un désir qui ne s'est pas manifesté jusqu'à l'achat d'un nouveau carnet A6 à Istamboul en septembre 2015 (voir l'"A propos" de ce blog.


une bouilloire au graphite
On remarquera ma réflexion sur la bouilloire dans une posture parlante de ces années

une cabane au graphite
La shed derrière chez moi à Luskville dans le Pontiac.